Changeons nos portes et fenêtres!
Nos portes et fenêtres montrent des signes d’usure, conviennent mal au style de la maison ou ne possèdent pas les caractéristiques recherchées? Il faudrait alors songer à les remplacer.
Par Patrick Benoît, Coupdepouce.com
Bien que le remplacement des portes et des fenêtres soit plutôt dispendieux, il en vaut largement la chandelle. Parce qu’il permet notamment de réaliser des économies d’énergie substantielles et qu’il augmente le confort et la valeur de revente de la maison.
De bonnes portes et fenêtres devraient durer 30 ans, voire plus si elles sont bien entretenues. En les changeant, il est possible de modifier sensiblement l’aspect de la maison. Ainsi, on peut penser à investir davantage pour la porte et les fenêtres de la façade et opter pour des modèles moins coûteux mais néanmoins de qualité pour les autres murs.
Avant même de commencer à magasiner, on doit consulter sa municipalité. Plusieurs villes, dont Montréal, réglementent ce type de modification au bâtiment. On est souvent contraint de remplacer la fenêtre ou porte existante de la façade par un modèle similaire, ayant le même look. De plus, on doit prendre son temps pour étudier les caractéristiques des différents modèles.
La première chose à vérifier lorsqu’une porte ou une fenêtre nous intéresse, c’est la qualité de l’assemblage. La réputation de la compagnie peut aussi être un indice, mais on peut faire une inspection visuelle des démonstrateurs de la compagnie.
Sur les fenêtres, les joints sont très révélateurs: avec l’équipement et la technologie disponibles actuellement, les joints doivent êtres parfaits (il ne doit pas y avoir d’interstices entre ceux-ci). C’est un indice d’une bonne ligne de montage et d’ouvriers qui travaillent minutieusement.
Pour les portes, on doit aussi vérifier la qualité de l’assemblage, mais également celle des coupe-froid (ou coupe-bise). Lorsqu’on ferme la porte, on doit sentir qu’elle se colle au cadre et qu’elle ne laisse rien passer. Habituellement, avec des coupe-froid aimantés, on ne se trompe pas. Certaines portes sont aussi munies de coupe-froid sur le cadre intérieur de la porte. En fait, plus il y en a, mieux c’est.
Comprendre le vitrage
Il existe plusieurs modèles de vitrage. Les verres ayant un facteur isolant se situant entre R3 et R4 sont de très bons choix. À titre comparatif, le facteur isolant d’un verre double standard est de R1,5 ou R2; celui d’un verre simple est de R1. À noter que les verres thermos doivent être équipés d’un intercalaire qui crée un espace entre les deux plaques de verre du vitrage et permet de conserver le pourtour des vitres plus chaud. Les intercalaires isolants sont préférables à ceux en métal, lesquels contribuent à la perte de chaleur.
Il existe trois types de verre:
Le Low E
La surface extérieure de la vitre intérieure de ces vitrages Low E (faible émission) est recouverte d’une mince pellicule invisible qui bloque une partie de la chaleur du soleil en été, et conserve à l’intérieur de la maison une partie de la chaleur qui s’échapperait naturellement par conduction en hiver. Cette pellicule permet de diminuer les effets indésirables des rayons ultraviolets sur les couleurs des meubles et des murs.
Le gaz
Argon ou krypton. L’espace entre les deux verres d’une fenêtre est rempli de gaz. Ceux-ci sont moins conducteurs, plus lourds et isolants que l’air, ce qui réduit les pertes thermiques. La majorité des vitrages avec gaz combinent l’utilisation de la pellicule Low E.
Le caloriverre
Plus cher que les autres, ce nouveau vitrage est constitué d’un film de polyester transparent. Il es enduit d’un revêtement Low E et tendu entre deux plaques de verre de façon à obtenir les avantages du vitrage triple sans l’inconvénient du poids excessif. Le film tendu permet d’obtenir deux chambres remplies de gaz.
